Les marchés boursiers mondiaux ont clôturé le trimestre en hausse malgré l’émergence d’Omicron, l’inflation galopante et la réduction du soutien des banques centrales et des gouvernements. Les obligations ont aussi généré des rendements positifs, les investisseurs tentant de composer avec les éventuelles conséquences du variant Omicron. L’incertitude qui a marqué 2021 continue en grande partie de planer sur ce début d’année. Dans ce numéro, nous analysons les résultats du dernier trimestre et nous présentons nos prévisions pour le premier trimestre de 2022.
Les taux directeurs sont demeurés inchangés au Canada et aux États-Unis au quatrième trimestre. On s’attend toutefois à ce qu’ils augmentent bientôt. Nous conservons une position neutre sur les titres du marché monétaire, mais une forte hausse des taux de rendement des obligations pourrait nous inciter à nous tourner vers les titres de créance à long terme.
Les taux obligataires ont augmenté à l’approche du dernier trimestre de 2021 en raison des perspectives de hausse de l’inflation et d’un resserrement de la politique monétaire. La tendance s’est poursuivie au quatrième trimestre au moment où le variant Omicron a fait son apparition pour se propager à une vitesse folle. Les gestionnaires des obligations sous-jacentes ont un peu moins bien fait, en raison de leur préférence pour les obligations de sociétés et les échéances plus courtes (qui sont moins sensibles aux variations des taux d’intérêt). Les taux obligataires devraient évoluer selon nous dans une fourchette plus étroite en 2022 et tenter de renouer avec les plus récents sommets compte tenu de la persistance des pressions inflationnistes.
Au quatrième trimestre, les investisseurs sur les marchés boursiers mondiaux ont choisi de miser sur les généreux bénéfices des sociétés sans se laisser distraire par les importantes sources d’inquiétude évoquées plus haut. Toujours à la traîne des marchés développés, les marchés émergents ont été malmenés par les changements réglementaires apportés en Chine ainsi que par la COVID-19 et ses variants. Les actions de croissance ont à nouveau gagné la faveur des investisseurs au détriment des actions de valeur, grâce aux titres technologiques qui ont profité de la baisse des taux obligataires et du retour au télétravail. En 2022, nous croyons que les actions de valeur obtiendront à nouveau la faveur des investisseurs qui recommenceront à s’intéresser à la croissance économique.
Malgré une amélioration des fondamentaux, les écarts des obligations de sociétés canadiennes de qualité supérieure se sont légèrement creusés au quatrième trimestre. Les gains générés par les obligations axées sur les taux d’intérêt ont suffi à compenser les pertes découlant des variations des écarts de taux pendant la période. Nous continuons de surpondérer cette catégorie d’actif par rapport aux obligations gouvernementales.
Les taux directeurs sont demeurés inchangés au Canada et aux États-Unis au quatrième trimestre. Les banques centrales ont toutefois déjà commencé à resserrer leur politique monétaire comme en témoignent les changements apportés à leurs programmes d’achat d’obligations qui a été réduit aux États-Unis et qui est passé en phase de réinvestissement au Canada. Même si les taux des obligations d’État devraient déjà tenir compte en grande partie des hausses de taux attendues cette année, nous nous attendons à ce que l’inflation et la résilience de la croissance économique exercent des pressions à la hausse sur les taux de rendement. Nous continuons de sous-pondérer ce segment du marché obligataire.
Les actions des secteurs de la finance et des matériaux ont fait grimper la composante d’actions canadiennes au quatrième trimestre. Étant donné les valorisations intéressantes et la composition du marché boursier et de l’économie au Canada (qui comprend d’importants secteurs qui tirent parti de la croissance mondiale), nous continuons de surpondérer les actions canadiennes.
Même si la croissance économique a ralenti aux États-Unis au quatrième trimestre, les généreux bénéfices des sociétés ont fait grimper les actions du pays. Nous croyons que l’importance accordée aux hausses de taux et à la réduction des mesures de soutien de la Réserve fédérale américaine entraînera des poussées de volatilité, en particulier du côté des actions de croissance. Cela dit, nous nous attendons à ce que les solides fondamentaux des sociétés permettront aux actions américaines de continuer de produire des rendements positifs. Nous avons maintenu la surpondération de cette catégorie d’actif pour le premier trimestre de 2022.
Portées par les excellents bénéfices des sociétés, les actions internationales ont enregistré des rendements positifs au quatrième trimestre au cours duquel la zone euro a surpassé l’Asie. Les marchés émergents ont encore éprouvé des difficultés, mais nous estimons que les problèmes qui ont pesé sur les actions tout au long de 2021 ont déjà en grande partie été pris en compte dans les cours. Nous avons abaissé la pondération des actions internationales à une position neutre, car la reprise économique continuera selon nous d’accumuler du retard ailleurs qu’en Amérique du Nord.
Les décisions en matière de répartition de l’actif découlent de discussions continues au sein de notre Comité des stratégies de placements des clients particuliers. Nous commençons par prendre des décisions de placement stratégiques par rapport à un portefeuille modèle interne, par exemple le portefeuille modèle de croissance équilibré. Ce portefeuille est fondé sur une composition de l’actif neutre et des conditions de marché stables1. La différence entre notre stratégie de placement et le portefeuille modèle reflète notre engagement ferme à gérer le risque efficacement et à réaliser nos objectifs de rendement à long terme. Lorsque nous mettons à jour notre stratégie de placement, nous examinons notre portefeuille de placements en regard de son portefeuille modèle et effectuons les opérations nécessaires.
NOTES:
1. Le portefeuille modèle de croissance équilibré est composé à 40 % de titres à revenu fixe et à 60 % d’actions.