COMMENTAIRE SUR LES MARCHÉS

Les bénéfices demeurent solides, les attentes s’élèvent.

09.22.2026 - Alexandra Worth

Rendements des indices mondiaux

Indices

Depuis le début du mois au 2026-08-31

Depuis le début de l’année, au 2026-08-31

Obligations canadiennes1

-0,21 %

0,44 %

Actions canadiennes à grande capitalisation2

3,10 %

16,01 %

Actions américaines à grande capitalisation3

1,51 %

14,42 %

Actions des marchés développés4

0,80 %

15,54 %

Actions des marchés émergents5

2,18 %

25,76 %

Source: FactSet, au 14 septembre 2026.

Titres à revenu fixe*

Les obligations canadiennes ont éprouvé des difficultés en août, alors que les rendements à plus long terme ont augmenté, exerçant une pression sur la performance globale du marché des titres à revenu fixe. Le rendement des obligations du gouvernement du Canada à 10 ans a augmenté au cours du mois, atteignant un sommet inégalé depuis deux ans, ce qui a exercé une pression sur les obligations à plus longue duration. La Banque du Canada ne s’est pas réunie en août, maintenant son taux directeur à 2,25 %, une position qu’elle a réaffirmée lors de sa réunion du 2 septembre. Avec ce septième maintien consécutif, la Banque a signalé des risques haussiers plus prononcés pour l’inflation liés aux prix de l’énergie et aux tensions commerciales avec les États-Unis, même si l’économie a continué d’être soutenue par la vigueur des exportations, des dépenses des ménages et des investissements des entreprises. Les rendements des obligations canadiennes ont également légèrement augmenté au cours du mois, le rendement des obligations du gouvernement du Canada à 10 ans atteignant un sommet inégalé depuis deux ans.

Actions*

L’indice composé S&P/TSX a progressé de 3,1 % en août, terminant près d’un sommet historique, la croissance étant principalement attribuable aux secteurs des matériaux, des services financiers et de l’énergie. Les matériaux se sont nettement démarqués, portés par la hausse historique de l’or au cours du mois, qui a stimulé les actions minières; les dix titres les plus performants de l’indice provenaient tous de ce secteur. La clôture record au-dessus de 36 300 le 7 août a couronné la meilleure semaine du TSX en quatre mois, soutenue par la vigueur des sociétés minières et un rapport sur l’emploi américain étonnamment faible, qui a atténué les attentes quant à de nouvelles hausses de taux. Les résultats bancaires plus solides ont apporté un soutien supplémentaire plus tard dans le mois, tandis que le secteur de l’énergie a progressé en raison des préoccupations liées à l’approvisionnement dans le détroit d’Hormuz. Un rapport du PIB du deuxième trimestre supérieur aux attentes est également venu renforcer le contexte intérieur, tandis que les secteurs des services publics, de l’industrie et de l’immobilier ont affiché un rendement inférieur.

L’indice S&P 500 a progressé de 2,7 % et le Nasdaq-100 a gagné 4,2 %, affichant ainsi leurs meilleurs rendements pour un mois d’août depuis 2021. L’énergie s’est démarquée, progressant de 7,0 % et portant son gain cumulatif en 2026 à 44,2 % depuis le début de l’année, alors que le regain de tensions dans le détroit d’Hormuz et la flambée du prix du pétrole en fin de mois ont renforcé sa position de chef de file. La participation a également continué de s’élargir au-delà des plus grandes sociétés. L’indice S&P 500 à pondération égale avait surpassé l’indice à pondération selon la capitalisation depuis le début de l’année jusqu’en août, renversant ainsi la tendance des dernières années dominée par les méga-capitalisations. Toutefois, cet écart s’est considérablement réduit depuis, alors que les titres à méga-capitalisation ont repris le dessus en septembre. Les marchés internationaux ont également connu un mois record : le STOXX 600, le DAX allemand et le CAC 40 français ont tous atteint de nouveaux sommets historiques en août. Les marchés émergents, la principale catégorie d’actifs ayant affiché le meilleur rendement depuis le début de l’année, ont poursuivi leur progression en août, soutenus par un rallye lié à l’intelligence artificielle à Taïwan et par un affaiblissement du dollar américain.  

Aperçu et perspectives générales du marché

Le mois d’août a confirmé la résilience de l’activité économique et des bénéfices des entreprises, tout en mettant en évidence un contexte plus difficile pour les investisseurs, alors que la hausse des prix de l’énergie, le niveau élevé des taux d’intérêt et l’incertitude persistante entourant le commerce continuent de compliquer la génération de rendements. Les événements survenus depuis la fin du mois ont confirmé cette tension. L’inflation aux États-Unis est demeurée suffisamment élevée pour que la Réserve fédérale relève les taux pour la première fois depuis 2023, tandis que les nouvelles perturbations touchant les infrastructures énergétiques du Moyen-Orient continuent de maintenir les risques d’inflation à un niveau élevé. Les relations commerciales entre le Canada et les États-Unis demeurent également incertaines à la suite de l’échec des négociations bilatérales et de l’imposition de droits de douane supplémentaires, bien que l’ACEUM reste pleinement en vigueur jusqu’en 2036 et qu’il fera désormais l’objet d’examens annuels à la suite de l’examen conjoint non concluant de juillet. Fait encourageant, le secteur manufacturier canadien a poursuivi sa croissance en août pour un cinquième mois consécutif, la production et l’emploi ayant tous deux augmenté malgré l’incertitude persistante entourant le commerce.

La résilience indique que certains secteurs de l’économie intérieure continuent de s’adapter, même si les entreprises doivent composer avec des coûts plus élevés et un contexte externe plus difficile. Pour les investisseurs canadiens, ces forces contradictoires continuent de favoriser la diversification et la sélectivité : les rendements demeurent attrayants pour les portefeuilles axés sur le revenu, tandis que la solidité des fondamentaux des sociétés et les signes d’adaptation de l’économie nationale justifient un optimisme prudent malgré un contexte mondial plus complexe.

*Données provenant de FactSet au 14 septembre 2026.

 

 

 

1Mesurés par l’indice des obligations universelles FTSE Canada
2Mesurés par l’indice composé de rendement total S&P/TSX
3 Mesurés par l’indice de rendement total S&P 500 en $ CA
4 Mesurés par l’indice de rendement total MSCI EAEO en $ CA
5 Mesurés par l’indice de rendement total MSCI Marchés

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Alexandra Worth, Associate Portfolio Manager