Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient se sont intensifiés à la suite du déclenchement du conflit impliquant l'Iran, augmentant l'incertitude sur les marchés financiers mondiaux. Historiquement, les marchés ont fait preuve de résilience face aux chocs géopolitiques ; cependant, les développements dans la région méritent une attention particulière compte tenu de l'importance stratégique de l'Iran pour les marchés mondiaux de l'énergie et les routes commerciales internationales. Notre équipe d'investissement surveille la situation de près, avec un accent particulier sur la façon dont les événements évoluent et s'ils commencent à avoir des implications économiques ou financières plus larges.
À ce jour, les réactions du marché ont été les plus évidentes en ce qui concerne les prix de l'énergie, alors que les investisseurs évaluent le risque de perturbations potentielles de l'approvisionnement et d'une volatilité accrue dans les principaux corridors d'expédition. Des augmentations soutenues des prix du pétrole pourraient contribuer à de nouvelles pressions inflationnistes, ce qui pourrait compliquer la voie à suivre pour les banques centrales qui équilibrent déjà les considérations de croissance et les objectifs d'inflation. Les marchés des actions et des titres à revenu fixe peuvent connaître des périodes de volatilité accrue alors que les investisseurs digèrent les informations entrantes et réévaluent les primes de risque, en particulier dans les secteurs ou les régions les plus sensibles aux coûts de l'énergie et aux conditions commerciales mondiales.
Au fur et à mesure que la situation évolue, notre attention se concentre sur plusieurs canaux de transmission clés par lesquels le conflit pourrait affecter les marchés financiers. Nous surveillons de près les développements sur les marchés mondiaux de l'énergie, compte tenu du rôle de l'Iran dans la production de pétrole et de l'importance des routes maritimes régionales pour l'approvisionnement mondial. Nous surveillons également les signes d'une escalade régionale plus large ou d'impacts sur les infrastructures essentielles, ce qui pourrait augmenter la volatilité des marchés et perturber les flux commerciaux. Des augmentations soutenues des prix de l'énergie auraient des implications sur les anticipations d'inflation et pourraient compliquer les perspectives de la politique des banques centrales à un moment où les autorités monétaires restent concentrées sur l'équilibre entre la stabilité des prix et la croissance économique. Enfin, nous évaluons comment les changements dans le sentiment des investisseurs et l'appétit pour le risque peuvent influencer la dynamique des marchés à court terme sur les marchés des actions, des devises et des titres à revenu fixe.
Du point de vue du portefeuille, nous croyons que le maintien de la diversification entre les classes d'actifs, les secteurs et les régions géographiques demeure essentiel pendant les périodes d'incertitude élevée. Alors que les événements géopolitiques peuvent entraîner des fluctuations du marché à court terme, les résultats des investissements à long terme ont toujours été davantage influencés par les fondamentaux économiques sous-jacents et les bénéfices des entreprises que par des chocs géopolitiques isolés. Nous continuerons de surveiller activement les développements et d'évaluer les impacts potentiels sur les portefeuilles, en ajustant le cas échéant tout en restant concentrés sur les objectifs de placement à long terme.
Source des rendements des indices mondiaux :
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Indices |
Cumul mensuel au 28 février 2026 | Cumul annuel au 28 février 2026 |
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Obligations canadiennes1 |
1.66% |
2.25% |
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Actions canadiennes à grande capitalisation2 |
7.72% |
8.63% |
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Actions américaines à grande capitalisation3 |
-0.05% |
0.17% |
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Actions des marchés développés4 |
5.39% |
9.55% |
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Actions des marchés émergents5 |
6.27% |
14.28% |
Source: FactSet au 6 mars 2026.
Titres à revenu fixe*
Les marchés des titres à revenu fixe canadiens sont restés relativement stables jusqu'en février, les banques centrales ayant affiché une position prudente à la fin du mois de janvier, maintenant le taux au jour le jour à 2,25 %. Des remarques récentes de la Banque du Canada ont souligné comment les forces du côté de l'offre, y compris les tensions géopolitiques, l'évolution des modèles commerciaux et les changements démographiques, influencent de plus en plus la dynamique de l'inflation et compliquent les décisions de politique monétaire. La Banque du Canada devrait faire sa prochaine annonce de taux directeur le 18 mars, les marchés s'attendant à ce que la banque centrale maintienne une position prudente alors qu'elle évalue les tendances de l'inflation et les développements géopolitiques mondiaux.
Alors que les rendements du Trésor américain ont légèrement augmenté au cours du mois, les marchés continuent de débattre du moment et de l'ampleur des ajustements de taux potentiels en 2026, car l'inflation reste proche de la cible, mais les risques géopolitiques ont augmenté.
Des données économiques récentes aux États-Unis suggèrent une croissance modérée, mais la masse salariale de février a diminué et le chômage a légèrement augmenté, ce qui indique un assouplissement des conditions du marché du travail.
Actions*
Au Canada, l'indice composé S&P/TSX a surperformé et a augmenté d'environ 7,72 % au cours du mois, soutenu par la vigueur des parts énergétiques dans un contexte de hausse des prix du pétrole, tandis que les finances et la technologie ont également contribué aux gains de marché. Aux États-Unis, les marchés boursiers ont été globalement stables au cours du mois. La performance a été tirée par des secteurs plus défensifs et cycliques tels que les produits de consommation de base, l'énergie et les matériaux, tandis que les secteurs axés sur la croissance, y compris la technologie, ont pris du retard.
Les actions internationales et des marchés émergents ont contribué au rendement relatif.
Cependant, les tensions géopolitiques se sont accrues vers la fin du mois et début mars alors que le conflit entre les États-Unis et l'Iran s'intensifiait, contribuant à une volatilité accrue des marchés mondiaux. Les prix du pétrole ont augmenté en raison des craintes que le conflit ne perturbe les expéditions à travers le détroit d'Hormuz, un corridor essentiel pour les exportations mondiales d'énergie. La hausse des prix de l'énergie a soulevé des inquiétudes quant à la persistance des pressions inflationnistes, ce qui pourrait compliquer les perspectives de la politique de la banque centrale.
Aperçu et perspectives générales du march
L'incertitude géopolitique accrue à la suite du conflit impliquant l'Iran a ajouté une nouvelle couche de complexité à l'environnement mondial de l'investissement. Alors que les données économiques envoient des signaux mitigés, y compris des signes de modération sur le marché du travail américain, les banques centrales du Canada et des États-Unis semblent adopter une position prudente, dépendante des données, en optant pour rester patientes lorsqu'elles évaluent l'efficacité de la politique monétaire dans un environnement façonné par l'incertitude et la dynamique mondiale changeante.
Les développements géopolitiques restent une source importante de risque pour les marchés financiers. Alors que les marchés se sont toujours montrés résilients à de tels événements, les tensions récentes au Moyen-Orient soulignent comment les chocs géopolitiques peuvent influencer les prix des matières premières, les anticipations d'inflation et la volatilité des marchés à court terme, en particulier si l'approvisionnement en énergie ou le commerce mondial sont perturbés. Dans le même temps, les efforts visant à renforcer les partenariats économiques internationaux, y compris l'engagement du Canada avec les principaux partenaires commerciaux mondiaux, soulignent l'importance continue de la sécurité de la chaîne d'approvisionnement et de l'accès stratégique aux ressources.
Pour les investisseurs canadiens
Le marché boursier canadien est étroitement lié aux cycles des produits de base, ce qui peut bénéficier de la hausse des prix de l'énergie, mais aussi accroître la sensibilité aux développements économiques et géopolitiques mondiaux. Le maintien de portefeuilles équilibrés entre les classes d'actifs, les secteurs et les régions géographiques demeure une approche efficace pour naviguer dans les périodes d'incertitude tout en restant positionné pour participer à la croissance du marché à long terme.
*Source: FactSet au 6 mars 2026.
1Mesurés par l’indice des obligations universelles FTSE Canada
2Mesurés par l’indice composé de rendement total S&P/TSX
3 Mesurés par l’indice de rendement total S&P 500 en $ CA
4 Mesurés par l’indice de rendement total MSCI EAEO en $ CA
5 Mesurés par l’indice de rendement total MSCI Marchés