COMMENTAIRES SUR LES MARCHES

S’ajuster au changement constructif

Des marchés boursiers à des sommets record, des prix des matières premières à la hausse, des rendements obligataires en baisse, des mesures de relance budgétaire et fiscale et les déploiements en cours des vaccins contre la COVID-19.

08.03.2021 - Scott Guitard, vice-pr�©sident et gestionnaire de portefeuille

Au deuxième trimestre, les investisseurs ont mis de côté leurs inquiétudes relatives à la hausse de l’inflation pour donner dans l’optimisme, ce qui a poussé les marchés boursiers mondiaux vers des sommets record, tiré les rendements obligataires vers le bas et fait gonfler les prix des matières premières. Les économies mondiales ont été portées par la vaccination contre la COVID-19 et l’assouplissement des restrictions, de même que par les mesures de relance monétaire et budgétaire soutenues. Nous vous livrons ici nos réflexions sur la réouverture de l’économie mondiale et les conséquences potentielles sur les portefeuilles.

MMarché monétaire/ équivalents de trésorerie

Au deuxième trimestre, les taux du marché monétaire sont restés arrimés aux taux directeurs extrêmement bas des banques centrales. Bien que les responsables politiques se soient montrés surpris des récentes données sur l’inflation, nous nous attendons à ce qu’ils continuent d’agir comme si ces taux d’inflation supérieurs étaient essentiellement attribuables à des facteurs temporaires. Nous maintenons une pondération neutre dans cette catégorie d’actif.

Titres à revenu fixe

Les rendements obligataires ont vu leur tendance à la hausse s’inverser, ce qui a donné lieu à une solide performance. Les craintes d’inflation ont semblé s’estomper, et les banques centrales sont demeurées résolues à maintenir leurs programmes d’achat d’obligations et leurs bas taux directeurs. Les obligations à long terme ont devancé leurs équivalents à court terme. Nous nous attendons à ce que les investisseurs se débattent avec les forces inflationnistes et les répercussions corollaires sur les taux directeurs au cours des prochains trimestres, à l’heure où les réouvertures, les perturbations dans les chaînes d’approvisionnement et les mesures de relance massives des gouvernements se poursuivent.

Actions

Malgré le bon rendement des titres à revenu fixe au deuxième trimestre, les actions les ont encore devancés de beaucoup. Dans les marchés boursiers, les actions de « croissance » ont repris leur position dominante, sous l’effet de la baisse des rendements obligataires. Nous continuons de surpondérer les actions, quoique nous en ayons ajusté la composition au deuxième trimestre. Nous avons choisi de prendre les profits sur des actions américaines et de redéployer le produit vers les marchés canadien et internationaux, où nous voyons un plus grand potentiel de hausse (et un risque de baisse moindre) à ce stade-ci.

SECTEURS DES TITRES À REVENU FIXE

Obligations de sociétés canadiennes de qualité supérieure

La surpondération des obligations de sociétés canadiennes de qualité supérieure a ajouté de la valeur au deuxième trimestre, en raison de l’amélioration des facteurs fondamentaux des entreprises. Les obligations du secteur de l’énergie ont affiché un bon rendement, le prix du pétrole brut West Texas Intermediate ayant progressé de plus de 25 % pendant le trimestre. Nous continuons de surpondérer cette catégorie d’actif.

Obligations d’État
Au deuxième trimestre, les obligations gouvernementales ont profité des nouvelles attentes relatives aux taux d’intérêt. Nous continuons de voir ces obligations comme un avantage intéressant pour les portefeuilles équilibrés, mais nous croyons aussi que les rendements absolus seront contenus en raison de leurs rendements actuellement bas. De ce fait, nous continuons de sous-pondérer cette catégorie d’actif.

MARCHÉS BOURSIERS

Actions canadiennes

En ce qui concerne les rendements absolus au deuxième trimestre, les actions canadiennes ont grandement bénéficié de la hausse des prix des matières premières, ce qui a véritablement rejailli sur notre économie et les marchés boursiers sous-jacents. Quant aux rendements relatifs, la sous-pondération des titres technologiques a eu un effet fortement négatif. Au cours de la période, nous avons augmenté notre exposition au marché canadien, la faisant passer à « neutre ». Nous pensons que les actions canadiennes continueront de faire bonne figure dans cet environnement.

Actions américaines

Les grandes sociétés technologiques américaines ont obtenu de solides rendements au deuxième trimestre. On peut attribuer cette performance à la baisse des rendements obligataires. Ce thème a quelque peu nui aux rendements relatifs, car la grande taille absolue du secteur des technologies fait en sorte que nous sommes plus à l’aise de le sous-pondérer. Nous avons réduit notre surpondération des actions américaines durant le trimestre, étant donné que nous avons trouvé de meilleures valorisations relatives du côté d’autres titres.

Actions internationales

Au deuxième trimestre, la vaccination contre la COVID-19 en Europe s’est accélérée, ce qui a dopé les économies et les marchés boursiers de la région. À l’inverse, des retards dans la distribution des vaccins ont continué de s’observer sur les marchés émergents. Néanmoins, ces marchés boursiers ont connu des rendements admirables. Nous voyons un potentiel de hausse supérieur sur les marchés internationaux pour la suite, car nous croyons que la réouverture de l’économie y est beaucoup moins avancée qu’aux États-Unis et les cours actuels tiennent moins compte des progrès à ce chapitre.

Processus de répartition de l’actif

Les décisions en matière de répartition de l’actif découlent de discussions continues au sein de notre Comité des stratégies de placements des clients particuliers. Nous commençons par prendre des décisions de placement stratégiques par rapport à un portefeuille modèle interne, par exemple le portefeuille modèle de croissance équilibré. Ce portefeuille est fondé sur une composition de l’actif neutre et des conditions de marché stables[1]. La différence entre notre stratégie de placement et le portefeuille modèle reflète notre engagement ferme à gérer le risque efficacement et à réaliser nos objectifs de rendement à long terme. Lorsque nous mettons à jour notre stratégie de placement, nous examinons notre portefeuille de placements en regard de son portefeuille modèle et effectuons les opérations nécessaires.

 

 

1. Le portefeuille modèle de croissance équilibré est composé à 40 % de titres à revenu fixe et à 60 % d’actions.

 

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Scott Guitard, vice-président et gestionnaire de portefeuille